Dans les médias

La question de l'OTAN ( JL Melenchon)

J.L.Mélenchon à la fête de l'Humanité 2016 
"Si je suis Président de la République, nous sortirons de l'OTAN. Parce que l'OTAN, c'est le navire amiral des États-Unis d'Amérique. (...) Si vous vous laissez happer par l'OTAN, que vous continuez à mettre au pouvoir des gens qui ont une tête dans laquelle ils pensent, ils rêvent - quand ils n'écrivent pas - en anglais, eh bien vous vous engagez sur une pente où vous finirez par soutenir les illuminés de l'Ukraine contre la Russie qui est notre partenaire, quel que soit le gouvernement qui dirige en Russie. Oui, j'ai dit quel que soit le gouvernement... La Troisième République était alliée avec le tsar qui était un crétin et un bigot. Et nous, on faisait les lois de 1905 pendant ce temps-là ! Les règles de la géopolitique, c'est que la France a des partenaires qu'elle ne doit jamais affronter, sauf au péril de sa propre existence. Nous n'avons aucun intérêt à quelque guerre que ce soit en Europe. Or les Etats-Unis d'Amérique, l'OTAN et le gouvernement de Pologne poussent à la guerre contre la Russie or nous n'en voulons pas ! NOUS N'EN VOULONS PAS ! Nous ne voulons pas de la guerre avec la Russie ! "Jean-Luc Mélenchon, le samedi 10 septembre 2016 à la Fête de l'Humanité

L'affaire Alstom par Jacques Sapir sept 2016

L'Affaire Alstom

PAR ·

La décision de la société Alstom de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D’Arnault Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n’est pas réellement étonnante quand on considère l’état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d’Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d’une entreprise ou l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l’on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n’est plus question depuis des années, et c’est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Une décision et ses conséquences

Cette décision apparaît aussi comme scandaleuse parce qu’elle survient au moment même où Alstom se félicite d’avoir remporté un contrat important (le TGV dit « américain ») et vient de signer avec le gouvernement français un pacte d’innovation pour la production du TGV du futur. On voit le scandale, alors que les perspectives dans le domaine du transport se développent, qu’il y a à sacrifier ce qui représente la base historique de la production ferroviaire pour Alstom, l’usine de Belfort.

Cette décision va avoir des effets très négatifs à moyen et long terme. On sait que des compétences hautement spécialisées et non transmissibles (du moins facilement) sont accumulées dans les usines qui produisent ce type de matériel. L’apprentissage par la pratique joue un rôle déterminant dans l’approfondissement de ces compétences et dans leur transmission. Quand ces compétences sont perdues, par le biais de licenciements par exemple, cela constitue une perte immédiate, une perte nette pour l’entreprise. Et il faudra plusieurs années pour reconstituer ce « stock de compétences » qui est en réalité un capital, certes immatériel, de l’entreprise.

De ce point de vue, si l’on considère l’avenir de l’entreprise à long terme, à 10 ans et plus, il y a un véritable intérêt à maintenir en activité des sites de production même si ils peuvent être, temporairement, en situation de faible charge de travail. La préservation des compétences industrielles implicites est à ce prix. 

https://www.youtube.com/watch?v=4hY8GUxn3yk

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2016/09/08/31007-20160908ARTFIG00196-jacques-sapir-la-fermeture-de-l-usine-alstomde-belfortou-la-faillite-de-l-etat-stratege.php

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