Dans les médias

Le candidat des financiers et des lobbies...

 

Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens"

                                                      JC. JUNCKER

Ou en sont la Presse et les instituts de sondage?

Jusqu’où Jean-Luc Mélenchon peut-il aller ?

Vladimir MARCIAC

C’est un titre du quotidien Sud-Ouest (17 décembre 2016) : « Jean-Luc Mélenchon cartonne sur YouTube et en librairies : jusqu’où peut-il aller  ? »

On attribue à Gandhi cette phrase : « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent, et puis vous gagnez ».
Il semblerait que l’idée viennent plutôt du syndicaliste américain Nicholas Klein, en 1918 : « D’abord ils vous ignorent. Ensuite ils vous ridiculisent. Et après, ils vous attaquent et veulent vous brûler. Mais ensuite, ils vous construisent des monuments ».

Il n’est pas impossible que Jean-Luc Mélenchon soit fondé à reprendre ces prédictions à son compte en y introduisant à peine quelques nuances (refus de monuments...).

J’ajoute, pour ne pas faire trop court sur un site où la longueur des articles atteste leur sérieux (et justifie leur publication en colonnes centrales) que la plupart des commentaires que je lis sur LGS et sur Facebook, la plupart de ceux que je lis où que j’entends dans les médias, la plupart de ce que me disent mes amis et connaissances dans les discussions, sont démentis par ce que j’entends inlassablement répéter par Jean-Luc Mélenchon et par ce que je lis dans « L’avenir en commun » qui est « le programme de la France insoumise et de son candidat ».

Que les médias traditionnels, leurs politologues champions des erreurs, leurs économistes affiliés à la Finance, leurs spécialistes politiques de droite, leurs débats truqués, leurs questions à charge contre les uns et flagorneuses envers les autres, obligent systématiquement à vérifier leurs informations, à deviner les raisons de certaines de leurs obsessions éditoriales épisodiques, ce n’est pas au lectorat de ce site que je l’apprendrai.

Que les partis traditionnels comme le LR et le PS, champions de l’alternance qui tue toute alternative, aient recours aux mensonges et aux distorsions des faits, aux manipulations, aux trucs d’avocats (dont le métier n’est pas la bonne foi mais la défense d’un client), c’est de bonne guerre.

Que le PCF paie par son déclin son allégeance sans principe au PS, la destruction de ses cellules, la renonciation à ses écoles politiques internes, la disparition de ses militants glorieux (héros de la Résistance) et leur remplacement par des apparatchiks adeptes de la lutte des places, on le constate, on le déplore et on s’apitoie de le voir s’engager dans la campagne électorale en freinant des quatre fers.

Que les mini-partis d’extrême-gauche soient viscéralement addicts à la désunion qui leur permet de s’afficher dans les médias pendant les présidentielles afin de gagner des voix aux législatives et une manne financière importante, on le découvre et on s’en attriste.

Mais en dehors de tous ceux-là, il existe un électorat potentiel énorme, non encarté, et dont rien ne dit qu’il est captif. Cet électorat, les Instituts de sondage ne savent pas le mesurer, pas plus qu’ils n’ont su mesurer la défaite d’Hillary Clinton et la victoire de Fillon aux primaires de la droite.

Ne savent pas le mesurer ? Voire.

Bolloré vient d’acheter BVA. Le frère de Philippot a fait les beaux jours de l’IFOP dont la quasi-totalité du capital est détenue par Laurence Parisot, ex-présidente du MEDEF. IPSOS appartient à François Pinault et si j’avais le temps, je découvrirais que les autres sont aussi fiables. Avec leur complicité, les médias, dont on sait qu’ils appartiennent eux aussi à 90% à des milliardaires nous assènent qu’il manquera à Jean-Luc Mélenchon 10% pour être au second tour.

Et nous, si l’on croit ces partis qui grugent leur électorat, ces mercenaires du mensonge médiatique, nous ne savons pas expliquer pourquoi Jean-Luc Mélenchon en est seulement à 12/15 % d’intentions de vote (coincé sous un « plafond de verre  »), alors que les citoyens se pressent dans ses meetings où les salles sont trop petites, y assistent dans les rues sonorisées, se jettent sur son livre programme , « L’avenir en commun » (Seuil) sorti le 1er décembre, déjà réimprimé deux fois, vendu à 110 000 exemplaires et classé dans les 10 premières ventes en France, tandis que les inscriptions à sa chaîne Youtube se montent à 130 000 (1) en constante et rapide augmentation, minutes après minutes et que certaines de ses vidéos ont été vues près de 300 000 fois.

Le PCF s’est rallié par la volonté de la base militante, du secrétaire général, de l’ex-secrétaire générale, d’intellectuels, d’élus communistes.

Les comités de soutien à la FI sont 180 000. En un week-end, 1000 points de vente du programme surgissent à travers le pays. La collecte de fonds dépasse les 500 000 euros. Dans l’entourage du candidat on dit que « tous les indicateurs sont au vert ».

On me susurre que les banquiers ont mobilisé leurs troupes pour une offensive souterraine TSM (Tout sauf Mélenchon). Il manque des preuves, mais se non è vero è bene trovato. Les partis du TSM, les sondeurs, les médias, avouons que les banquiers auraient manqué et que leur absence serait inexplicable.

En tout cas, sachons-le et ne l’oublions à aucun moment : toute information à charge contre Jean-Luc Mélenchon sera à vérifier avant de la propager. Toute information ou critique du programme de « La France insoumise » devra susciter le réflexe d’aller y voir, dans les pages de « L’avenir en commun » (3 euros).

Ainsi, mes amis que je sais avertis contre le FN et écoeurés par le LR et le PS, vous n’aurez pas à voter pour Montebourg, Hamon, Macron, voire Valls s’il y a le feu au plancher que Le Pen fille martèle de ses sabots ferrés dans une grotesque valse de Vienne (2). Ainsi, vous n’en serez pas réduits à voter, le nez pincé, pour le moins pire et vous n’aurez pas à baisser la tête quand vos enfants vous demanderont où sont passés la Sécu, la retraite, les 35 heures, la laïcité, les rues sans milices aux crânes rasés et le triptyque naguère gravé dans la pierre sur le fronton des mairies.

Vladimir MARCIAC

(1) Le compte Youtube de Nicolas Sarkozy compte 7 400 abonnés, celui de Marine Le Pen 4 000 et celui de François Fillon 2 600.
(2) Le 27 janvier 2012, jour de la commémoration de l’holocauste et du 67ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, le parti d’extrême droite autrichien FPÖ (nostalgique du Troisième Reich) avait organisé à Vienne un bal dont l’invitée d’honneur était Marine Le Pen.

https://www.legrandsoir.info/jusqu-ou-jean-luc-melenchon-peut-il-aller.html

"LE MONDE LIBRE" - de Aude Lancelin

 

Aude Lancelin et « Le monde libre »

 

Le livre qu’Aude Lancelin vient de publier, Le monde libre[1], nous renseigne sur les us et coutumes, les mœurs et les turpitudes, du milieu journalistico-mondain français (et surtout parisien).  

Un terrible tableau de mœurs

Ce livre est écrit, en partie, comme un roman « à clefs ». C’est un choix, dont Aude Lancelin se justifie au début du livre. Mais, c’est un choix assez discutable. Sauf pour un lecteur de ma génération (soit de 60 ans bien passés) certaines clefs risquent d’être perdue pour de jeunes yeux. Quant à faire, on eut préféré qu’elle livre tous les noms. Qu’importe, pour qui sait lire, il y a des choses des plus intéressantes dans cet ouvrage. On y voit la montée du pouvoir de l’argent sur une presse que l’on avait cru assainir après l’occupation, et qui se révèle, les années passant, de plus en plus sensible à une forte soit masquée, soit directe, de corruption. On y voit aussi comment le pouvoir, et particulièrement celui de François Hollande, intrigue pour avoir, par le biais de choix bien réglés d’actionnaires, une presse « à sa botte ». Ni les journalistes, ni les politiques ne sortent grandis de ce livre, les premiers du fait de leurs faiblesses et de leurs compromissions, les seconds en raison de leur fascination malsaine pour les « faiseurs d’images ». Mais, quand on a renoncé au faire, et donc au savoir faire, comme c’est le cas depuis maintenant une quinzaine d’années, il ne reste plus que le faire-savoir. La communication remplace petit à petit et la politique et le journalisme, et il n’est pas vraiment surprenant que le P « S » se trouve à la tête de ce mouvement. Aude Lancelin, il faut le rappeler, est une journaliste expérimentée qui, après avoir été la directrice adjointe de Marianne, accepta un poste similaire à l’Obs, ex-Nouvel Observateur, avant de s’en faire licencier sous un prétexte controuvé en raison de ses articles favorables au mouvement Nuits Debout. On pourrait s’attendre à ce que le livre revienne sur ce triste épisode, dont la presse française, et l’Obs en particulier, ne sort pas grandi. Sur ce point, on ne sera pas déçu.
 
Mais, ce livre se veut aussi une chronique des dérives du milieu journalistiques française et va donc au-delà de la sanction dont son auteur fut l’objet.  

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